Témoignage de Gilles Grimard
Donner donne du sens à ma retraite.
Quand j’étais jeune, j’ai vécu dans une grande famille qui se voyait souvent et où l’entraide était au centre de tout. Le travail d’équipe, ce n’est pas une valeur qu’on t’enseigne : ça fait partie du quotidien. On se serrait vraiment les coudes. C’est là que j’ai appris ce que ça voulait dire, aider. La Révolution tranquille est aussi venue consolider cet esprit d’humanité que j’avais appris si tôt. Comme une seconde nature qui me suivrait toute ma vie.
Du cœur à l’action au travail
Après avoir vécu dans d’autres villes au Québec, je suis arrivé à Lévis, vers 1968, puis j’ai travaillé à la raffinerie Aigle d’or (Ultramar) en 1971. J’étais là au début de l’histoire, celle que l’on connait aujourd’hui sous le nom d’Énergie Valero – Raffinerie Jean-Gaulin. J’y ai travaillé 50 ans!
Devenu gestionnaire, j’avais besoin de descendre voir mon monde. Je ne restais pas dans mon bureau. Je leur demandais : « Comment tu vas? Comment ça se passe? » Chaque nouvel employé, je prenais le temps de le rencontrer, de lui parler, de lui montrer qu’il faisait partie de quelque chose. L’esprit d’équipe, c’était aussi important que la production.
Au travail, j’ai commencé à faire des dons dans le cadre des campagnes de financement organisées à la raffinerie. Les employés pouvaient contribuer à même leur paie. C’était simple, accessible. Mon employeur donnait aussi un montant pour appuyer les efforts des employés. J’ai embarqué naturellement, parce que je savais que mes gestes avaient un impact collectif.
Mon histoire avec l’Hôtel-Dieu de Lévis
Et l’Hôtel-Dieu de Lévis, dans tout ça? J’ai déjà sauté sur un clou en descendant d’une échelle. Alors, naturellement, direction l’hôpital. Rien de bien grave finalement. À travers les années, j’ai de la chance de ne pas y être allé plus souvent. En général, lorsque je vais à l’Hôtel-Dieu de Lévis, c’est plutôt pour aller rendre visite à mes proches et mes anciens employés.
Quand il y avait des blessés à la raffinerie, certains étaient envoyés là. Tout dépendait de la gravité de leur blessure. Il y a quelques années, la sœur de mon épouse a passé 15 jours à l’Hôtel-Dieu de Lévis après une influenza sévère. Elle s’en est sortie. J’ai aussi eu des proches qui ont reçu des traitements pour le cancer. Chaque fois, ils ont été bien soignés. Ce n’est pas rien, ça.
C’est un privilège d’avoir accès à des soins de qualité, à deux pas de chez soi.
Le don par actions, une idée insoupçonnée
L’idée d’un don de titres cotés en bourse a été proposée par mon conseiller financier. Je ne savais pas que c’était possible et surtout, avantageux pour mes finances. Je ne pensais pas que je serais capable de faire un don si important de cette façon. Ça m’a surpris! J’ai écouté ses explications et puis, après y avoir réfléchi… J’ai dit oui à faire un don majeur en titres cotés en bourse pour l’Hôtel-Dieu de Lévis. J’ai dit oui, parce que j’aurai un impact sur les soins de santé que mes anciens collègues, ma famille et mes amis recevront. Le partage de mon bien gagné pour aider les autres, ça fait tellement du sens avec mes valeurs.
Moi, je voulais continuer à me sentir utile, à contribuer à quelque chose de plus grand que moi. Marquer l’histoire de mon hôpital.
À mes anciens collègues et aux travailleurs de Lévis
J’ai envie de dire à mes anciens collègues, à ceux qui prennent leur retraite ou qui l’ont déjà prise : ça vaut la peine d’y penser.
Je sais que c’est personnel. Chaque situation est différente et on n’a pas tous les mêmes moyens. Mais un don en actions, en plus d’avoir des avantages fiscaux intéressants, fait une différence dans les soins que nos collègues recevront un jour. Renseignez-vous. Penchez-vous là-dessus. Peu importe où vous en êtes dans votre vie, vous pouvez avoir un impact plus grand que vous le pensez.
Donner, pour moi, ça n’a jamais été un sacrifice. C’est juste qui je suis.
Vous aussi, transformez votre héritage en espoir pour l’avenir.
La Fondation Hôtel-Dieu de Lévis vous accompagne avec respect et confidentialité dans votre démarche de don par testament. Mariska Labarre, directrice aux dons majeurs et planifiés, se fera un plaisir de répondre à vos questions.